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Comment les victimes de cambriolage réagissent à un traumatisme ?

De nombreux délits, tels que les cambriolages, impliquent l'utilisation de la force ou de la violence envers les victimes. Les victimes de cambriolage peuvent éprouver, suite à ce traumatisme, de la souffrance, des douleurs physiques, des blessures émotionnelles ou des chocs  violents. Les réactions aux traumatismes varient d'une personne à une autre. Ces réactions peuvent durer des heures, des jours, des semaines, des mois ou des années. Parmi les traumatismes physiques, les victimes de cambriolage peuvent subir des blessures directement à la suite d'un cambriolage ou avoir un choc traumatique ultérieur.

Les victimes peuvent aussi avoir d'intenses réactions de stress. Par exemple, il est possible d'avoir une respiration accélérée, une pression artérielle et fréquence cardiaque importante, avec les muscles qui peuvent se serrer. Les victimes peuvent aussi se sentir épuisées mais incapables de dormir, peuvent avoir des maux de tête, une augmentation ou diminution de l'appétit, ou des problèmes digestifs. Au niveau du traumatisme émotionnel, les victimes peuvent éprouver des blessures psychologiques ou des chocs traumatiques émotionnels qui peuvent avoir des effets à long terme.

Le traumatisme émotionnel peut prendre de nombreuses formes différentes

Choc ou engourdissement

Les victimes peuvent se sentir «gelées» et coupées de leurs propres émotions. Certaines victimes disent qu'elles se sentent comme si elles «regardaient un film» plutôt que de ressentir leurs propres émotions. Les victimes peuvent ne pas être en mesure de prendre des décisions ou de mener leur vie comme elles le faisaient avant le cambriolage.

Déni, incrédulité, et colère

Les victimes peuvent éprouver du déni, à savoir, une défense inconsciente contre des souvenirs et des sentiments au sujet d'un événement douloureux ou insupportable. Elles peuvent éprouver de l'incrédulité et peuvent ressentir de la colère intense et un désir d'obtenir réparation à tout prix.

Trouble de stress aigu

Certaines victimes de cambriolages peuvent éprouver des troubles du sommeil, des flashbacks (images intenses, vives et répétées de l'expériences traumatique), être extrêmement tendues ou ressentir de l'anxiété, avoir des crises de colère, des problèmes de mémoire, des difficultés à se concentrer, et d'autres symptômes de détresse émotionnelle. Dans les cas les plus graves, une personne victime de cambriolage peut être diagnostiquée comme ayant un trouble de stress aigu si d'autres troubles mentaux continuent pendant un certain temps. Si ces symptômes persistent après un mois, le diagnostic devient le trouble de stress post-traumatique (PTSD).

Blessures secondaires

Lorsque les victimes ne reçoivent pas de soutien et d'aide dont elles ont besoin, elles peuvent subir des blessures «secondaires». Ces victimes peuvent être blessées par un manque de compréhension de la part des amis, de la famille et des professionnels (suggérant qu'elles auraient dû être en mesure de prévenir le cambriolage ou de l'éviter). La police, les procureurs, les juges, les prestataires de services sociaux, et les professionnels de la santé mentale peuvent contribuer à ces blessures secondaires.

Si vous êtes victime d'un cambriolage

Chaque victime est différente. Vous pouvez éprouver un état de choc, d'engourdissement, de déni, d'incrédulité et de colère. Les décisions à prendre en considération à la suite d'un cambriolage sont variées. Il existe différents moyens pour se remettre d'un cambriolage.

Allez voir votre médecin traitant dans les jours qui suivent le cambriolage. En fonction de votre état de santé, votre médecin pourra vous proposer des anxiolytiques ou des calmants pour vous aider à dormir par exemple.
Les rendez-vous avec un professionnel de la santé mentale peuvent vous aider à gérer l'impact émotionnel et physique du cambriolage. Ils peuvent aussi vous permettre de retrouver un sentiment de contrôle sur votre vie. Vous pouvez choisir parmi de nombreux différents types de conseils: aller voir un professionnel dans une association ou en libéral, participer à des groupes de parole,...

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